Venezuela: La relève de Maduro assurée

Prise en main du gouvernement et menace sur l'opposition

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PressNet (Spécial)

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a affirmé que son pays ne serait jamais la colonie d’aucune nation ni d’aucun empire, et que le Venezuela est un État souverain capable de protéger son indépendance et ses ressources. Lors d’une conférence de presse conjointe avec les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Mme Rodríguez a ajouté que le Venezuela n’a qu’un seul président, Nicolás Maduro, soulignant l’attachement du pays à sa légitimité.

La Cour suprême de justice du Venezuela avait ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assumer la présidence par intérim, compte tenu de la situation dans le pays suite à l’enlèvement du président élu Nicolás Maduro par les forces américaines à Caracas.

Delcy Rodríguez a qualifié l’agression militaire américaine de tache indélébile sur le développement des relations bilatérales, expliquant : « Nous avions prévenu qu’une agression était en cours sous de faux prétextes, avec un seul objectif : un changement de régime au Venezuela.»

Rodríguez a également exigé la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, avertissant que toute atteinte portée au président Maduro entraînerait la mobilisation des forces armées et de toutes les institutions et autorités nationales afin de protéger l’indépendance du pays.

Elle a poursuivi : « L’histoire et la justice demanderont des comptes aux extrémistes qui ont encouragé les actions armées contre le peuple vénézuélien.»

Les observateurs y voient une menace pour l’opposition, qui pourrait potentiellement agir avec le soutien des forces américaines.

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi, lors d’une conférence de presse, que Rodríguez « avait prêté serment comme présidente il y a peu et s’était entretenue avec le secrétaire d’État Rubio, lui assurant qu’elle ferait ce que nous demandions et qu’elle lui en était reconnaissante.»

Trump a ajouté qu’il serait très difficile pour la chef de l’opposition vénézuélienne, María Machado, de prendre le pouvoir, car elle « n’est respectée au Venezuela et nous n’avons eu aucun contact avec elle.»

De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les États-Unis à libérer immédiatement le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, et à œuvrer pour la résolution de la crise au Venezuela par le dialogue et la négociation. Dans un communiqué publié dimanche, le ministère a déclaré que les États-Unis devaient également garantir la sécurité de M. Maduro et de son épouse, affirmant que leur détention constituait une violation du droit et des normes internationales.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Iván Gil, avait auparavant affirmé que son pays refusait d’être traité comme une « zone d’influence », soulignant le droit du Venezuela à déterminer son propre destin, libre de toute ingérence extérieure.

Le ministre vénézuélien a évoqué le sentiment anti-Trump aux États-Unis, déclarant que « des profondeurs de la machine impérialiste émergent de puissantes images de solidarité du peuple américain, qui élève la voix pour défendre la souveraineté du Venezuela ».

 

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