Lee Krasner- Couleur vive Guggenheim de Bilbao

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Avec Lee Krasner. Couleur vive, le Musée Guggenheim de Bilbao présente une importante rétrospective consacrée à une œuvre qui sur plus de cinquante ans se caractérisa par une incessante exploration et une constante réinvention. 

Lee Krasner (1908–1984) fut une pionnière de l’expressionnisme abstrait, un mouvement qui fit de New York le centre de l’art moderne après la Deuxième guerre mondiale. Née à Brooklyn dans une famille juive orthodoxe venue de Russie, elle décida de devenir artiste à 14 ans. Elle s’inscrivit à la seule école new-yorkaise qui offrait des cours d’art pour filles, puis étudia à la Cooper Union, à la National Academy of Design et à l’École des beaux-arts de Hans Hofmann.

Lee Krasner fut l’une des premières artistes new-yorkaises à adopter une approche entièrement abstraite, et en 1942, son travail figura dans l’exposition American and French Paintings de McMillen Inc. aux cotés de ses amis Willem de Kooning et Stuart Davis. Jackson Pollock, également présent dans l’exposition, était le seul artiste qu’elle ne connaissait pas et Krasner décida donc de lui rendre visite dans son atelier. À la suite de leur rencontre, les deux artistes se marièrent en 1945 et déménagèrent à Springs, Long Island.

Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Krasner refusa de développer un “style distinctif” qu’elle jugeait trop rigide. Travaillant par cycles d’œuvres, elle chercha de nouvelles formes d’expression plus authentiques, même dans les moments les plus incertains de sa vie, comme lors de la mort tragique de Jackson Pollock dans un accident de voiture en 1956. 

Lee Krasner. Couleur vive rassemble une sélection d’œuvres exceptionnelles illustrant l’ensemble de la carrière de l’artiste : ses premiers autoportraits et dessins, ses collages pour le War Service Project, ses vibrantes Petites images de la fin des années 1940, ou encore ses audacieux collages qu’elle présenta à la Stable Gallery en 1955. À l’été 1956, Krasner devait créer Prophétie (Prophecy), un tableau dominé par des formes rondes et charnues, aux contours noirs et aux tons roses qui rehaussaient l’image des corps. L’année suivante, et alors qu’elle venait de perdre Jackson Pollock, elle entama le cycle des Night Trips (Voyages nocturnes), œuvres aux dimensions nettement supérieures aux précédentes, réalisées avec une palette réduite, à base de blanc et d’ocre foncé. Au début des années 1960, elle revint à la couleur et créa des peintures monumentales et exubérantes, ainsi que des collages saisissants à base de fragments de peintures antérieures.

Exposition organisée du 18 SEPTEMBRE au 10 JANVIER 2021, par le Barbican Centre, Londres, en collaboration avec le Musée Guggenheim Bilbao. Avec le soutien de la Terra Foundation for American Art.

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