Egypte: une censure de plus étouffante

Un cadre d'un plan visant à intégrer la totalité des médias égyptiens

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Malgré le contrôle quasi total de l’État sur les médias. De multiples arrestations ont été enregistrées cette semaine dans les milieux qui se veulent “neutres”.
Un responsable du “courrier électronique” a été désigné pour contrôler les posts sur les réseaux sociaux et il a le pouvoir d’infliger des mesures punitives sévères.

Est visée la presse et les contributeurs non affiliés à des médias contrôlés par l’État. Donc il est interdit de s’écarter des versions officielles couvrant les événements se déroulant à l’intérieur du pays.

Un exemple flagrant: tout ce qui touche les “procédures dans les affaires de harcèlement” que subissent les femmes en Égypte.
Récemment le “Conseil suprême de la régulation des médias” a porté une plainte contre un journaliste auprès du procureur général en raison d’un post sur son compte “Facebook”.  Un autre journaliste qui a parlé dans un article publié dans le journal “Al-Masry Al-Youm” au sujet du gouverneur de son train de vie (utilisant la voiture du gouvernement pour transporter sa femme) ce qui va à l’encontre des ordres officiels qui la gouvernance.

Le Conseil, qui a remplacé le Ministère de l’information dans la constitution et la loi, poursuit également cinq journalistes, et bien que le procureur de la République ait ordonné, par exemple, la libération de la journaliste Basma Mustafa, qui a été arrêtée et cachée par le ministère de l’Intérieur à Louxor, celle-ci traîne toujours dans les couloirs de la Sûreté. Un autre journaliste (Mustafa) a été arrêté 24 heures avant la décision de l’emprisonner pendant 15 jours en attendant que le parquet étudie son cas.

En plus de ces quelques exemples, à noter que la gestion des médias, les plans concernant plusieurs institutions de presse et leur transformation en publications électroniques, entre dans le cadre d’un plan visant à intégrer, sur une base systématique, la totalité des médias égyptiens et exclure les experts en communication y compris les partisans du régime.

Le dernier qui fut prié de dégager fut le président du conseil d’administration d’Akhbar Al-Youm, Yasser Rizk, qui est proche du président Abdel Fattah El-Sissi, et cela en raison de ses fréquents affrontements avec le chef du renseignement, le général “Asloum”.

 

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