Le professeur Raoult: il n’y a pas lieu de paniquer  

Ce qu'il faut savoir sur l'espérance de vie, l'hydroxychloroquine, le masque, et le lavage de mains

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Presse-net (Paris) :

Après le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy mardi matin, la commission d’enquête sénatoriale a auditionné le directeur de l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille, le professeur Didier Raoult  connu pour sa défense de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le nouveau coronavirus.

Le professeur a tenu à calmer et à chasser la panique née autour du nombre de mort lié au Covid-19.il a expliqué que “la perte d’espérance de vie” liée à l’épidémie était “mineure”.

Il a dit d’après les minutes de la séance de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise:
”Ce n’est pas moi qui affole les populations, il n’y a pas vraiment besoin d’être affolé”.

Et de poursuivre : “Je vous conseille de regarder les données de l’Ined (Institut national d’études démographiques, ndlr) La perte d’espérance de vie pour 2020 (…) est inférieure à celle de 2015. Nous ne sommes pas face à un drame absolument insupportable”, a-t-il soutenu ajoutant que “dans les pays européens, plus de 90% (des morts, ndlr) avaient plus de 60 ans. A la fin de l’année, la perte d’espérance de vie sera extrêmement mineure”.

Il est également revenu sur les débats autour de l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour traiter les malades du coronavirus, relevant pour lui d’une “folie mondiale”. 

Interrogé sur l’utilisation de ce traitement, le professeur Raoult s’est dit “extraordinairement surpris de l’ampleur” qu’a pris le débat, évoquant “une folie mondiale”. “Ce qui s’est passé dans cette situation est absolument inouï pour moi, et pas que pour moi, pour toute l’épistémologie (…) Qu’un des deux médicaments les plus prescrits au monde ait pu être considéré comme un truc tuant 10% des gens, est quelque chose qui montre qu’il y avait une déconnexion” avec cette molécule, selon l’infectiologue qui défend toujours ce traitement, indiquant d’ailleurs avoir “constaté une baisse de 50% de la mortalité chez les gens en Ehpad que nous avons traité” avant que ce ne soit interdit.

Concernant l’efficacité du port du masque, l’infectiologue a expliqué que “ce n’est pas une vérité scientifique brutale”. “Le masque diminue les risques d’infection” dans une situation de proximité dans un lieu clos, “mais on ne peut pas son efficacité ailleurs”, a-t-il assuré. Mais “si porter un masque permet de conserver une distanciation sociale, d’éviter qu’on se fasse la bise, on peut penser que c’est raisonnable”, a-t-il continué, rappelant que “le plus important, c’est le lavage des mains”. Si le port du masque “permet de changer les comportements pendant cette période, je crois que c’est intelligent”, a-t-il conclu.

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