Liban: Macron tel un bébé s’est fait “embobiner” par la classe politique libanaise corrompue

Démission du Premier ministre désigné par l'initiative française

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Bassam Tayara

Le Premier ministre libanais Mustapha Adib désigné a démissionné samedi après avoir échoué à former un nouveau gouvernement, une décision qui constitue un revers dans la mise en œuvre du plan porté par la France et Emmanuel Macron en premier pour sortir le pays de la crise.

Adib a toutefois ajouté que le Liban ne devait pas abandonner le plan français. «Je souligne que cette initiative doit se poursuivre», a-t-il déclaré après avoir rencontré le président Michel Aoun, tout en souhaitant bonne chance à son successeur face à la “difficile tâche” de former un nouvel exécutif.

Avec toute la volonté de Paris il faut avouer que la classe politique libanaise dénoncé par une grande partie du peuple libanais depuis le 17 octobre de l’année passée, a été plus coriace que ne le pensait le président français qui s’est fait « embobiner » par un flot de promesses. Tous ceux qui se sont alignés en rang d’oignons devant Macron à la Résidence du pin à Beyrouth siège de l’ambassade de France, et ont hoché la tête et débitant toutes les promesses de soutenir l’initiative française, n’ont agi que pour mettre des bâtons dans les roues du Premier ministre désigné.

Cette classe politique n’est pas méchante, elle défend son (gros) bifteck farci de corruptions à la sauce confessionnelle.

Macron voulait un « gouvernement de mission » pour accomplir les réformes nécessaires capables d’injecter une dose de confiance à l’étranger pour déclencher des milliards de dollars d’aide internationale afin de redresser une économie libanaise mise à mal et mise en faillite par cette même classe politique.

C’est comme si Macron demandait à cette classe de se défaire de leurs deux boucliers l’appui sur la fibre confessionnelle et le gouvernement du pays… et cela pour permettre à un nouveau régime de les mettre en prison et de récupérer l’argent sale qu’ils ont amassé.

Tout bébé comprend qu’un chien ne se fait pas prendre son os facilement. Macron apparaît naïf et bébé devant ces monstres de la politique levantine.

Des sources diplomatiques françaises disent « C’est un revers, mais nous n’abandonnons pas. Ces gens doivent se rendre compte que c’est plus grand que le Liban ».

Mais les obstacles qui se sont dressés devant cette initiatives sont exactement ce que voulait réformer un gouvernement de mission.

L’insistance du Hezbollah et de ses alliés du mouvement chiite Amal à obtenir le ministère des Finances donne un signal attrapé au vol par les chrétiens le Président de la république en tête qui réclament qu’ils puissent désigner leurs propres ministres chrétiens.

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