Qatar: Fini la “kafala”

L’Émirat qui s’est vu attribuer l’organisation de la Coupe du monde de football de 2022 réforme à tour de bras

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Presse-net Paris:

Plusieurs réformes traversent l’Émirat de Qatar et cela depuis qu’il s’est vu attribuer l’organisation de la Coupe du monde de football de 2022. La plus spectaculaire et qui répond aux critiques des défenseurs des droits de l’homme c’est « l’abolition de la kafala ».

Le principe de kafala (garantie en arabe) lie le travailleur étranger à son employeur, et malgré plusieurs « amélioration » des conditions d’application elle continuer à faire le terreau d’abus.

Le 30 août, le gouvernement qatari établit une révision de son code du travail : les 2,5 millions de travailleurs étrangers peuvent dorénavant changer d’employeur sans l’accord préalable de leur employeur qui les a fait venir et fait délivrer leur autorisation de travail sur le territoire, donc sans le certificat « NOC » (No Objection Certificate ou « certificat de non-objection »).

Cette amélioration fait échos à la demande de l’Organisation internationale du travail (OIT), dépendante de de l’ONU qui a ouvert un bureau à Doha dès 2017 , ce qui bloqua le lancement d’une enquête sur le « travail forcé dans l’émirat ».Dans la nouvelle loi le Qatar a établi le principe d’un salaire minimum obligatoire, fixé à 1 000 riyals mensuels (232 euros). A noter que l’employeur est obligé de fournir gîte et nourriture ou les compenser (300 riyals pour la nourriture et 500 riyals pour le logement).

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