Pays Baltes: Macron veut un dialogue « sans naïveté » avec la Russie

Poison de Alexeï Navalny: c'est à la Russie d'apporter des clarifications

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Macron veut un dialogue « sans naïveté » avec la Russie

Emmanuel Macron a défendu de nouveau lundi la pertinence d’un dialogue « sans complaisance et sans naïveté » avec la Russie pour construire la paix en Europe, au premier jour de sa visite en Lituanie, première étape d’une tournée dans les pays baltes.

« Notre vision des choses est que si nous voulons construire la paix durablement sur le continent européen, il nous faut travailler avec la Russie », a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse conjointe avec le président lituanien Gitanas Nausėda.

Emmanuel Macron, qui a reçu Vladimir Poutine en août 2019 dans sa résidence estivale du fort de Brégançon, dans le Var, a souligné que l’Europe et la Russie partageaient « une histoire et une géographie ».
« Nous partageons parfois cette histoire pour le pire et je le dis sur un sol qui a vécu ce pire, qui a vécu l’oppression, qui a vécu les morts. Mais nous ne pouvons pas faire comme si l’Europe était une île loin de la Russie », a-t-il dit.
« Ce voisinage appelle un travail stratégique pour bâtir véritablement l’architecture de sécurité, peut-être de coopération renouvelée, peut-être de confiance rebâtie, mais en tout cas qui évite les escalades, et permet de construire aussi des mécanismes de meilleure compréhension réciproque, de lutte contre les cyberactivités, de lutte contre les désinformations ou les déstabilisations. »
« C’est en renforçant la sécurité et la souveraineté de l’UE, comme nous le faisons depuis le premier jour, et en ayant un tel dialogue, que nous serons plus forts et plus souverains », a poursuivi le président français, parlant d’un dialogue « sans complaisance et sans naïveté » et « avec respect et exigence à l’égard de la Russie ».
Emmanuel Macron est aussi revenu sur le récent empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny « avec un agent chimique qui a été manipulé en Russie ».
« Et donc c’est à la Russie d’apporter des clarifications », a-t-il dit. « Nous devrons tirer toutes les conséquences des informations que la Russie apportera ou pas, ou de son refus d’apporter des clarifications. »

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