Immobilier au Japon: Les Taïwanais remplacent les Chinois

Parmi les raisons qui poussent les Taïwanais à chercher à acquérir des biens au Japon: La peur de la Chine !

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Tôkyô

Bassam Tayara (Agences)

Les acheteurs chinois se retirent, tandis que les magnats taïwanais prennent le relais. Le marché immobilier de luxe de Tokyo, qui pèse des milliards de yens, connaît un changement de la composition des acquéreurs.
D’après « Weekly Toyo Keizai », plusieurs agents immobiliers ont indiqué « Après octobre dernier, les demandes de renseignements de clients chinois ont quasiment disparu».
Ces dernières années, les riches Chinois ont afflué sur le marché immobilier japonais, investissant dans tous types de biens, des propriétés d’investissement de plusieurs centaines de millions de yens, cherchant les grandes demeures de luxe du centre de Tokyo.
Aujourd’hui, cette demande s’est nettement affaiblie, certains agents signalant même très peu de transactions avec des clients chinois récemment.

Un facteur déterminant est le durcissement par le gouvernement japonais des conditions d’obtention du statut de résident.
Auparavant, les étrangers pouvaient obtenir ce statut simplement en créant une entreprise au Japon et en remplissant certaines conditions de capital: l’achat d’un bien immobilier, était souvent effectués simultanément par certains clients chinois.
Avec le durcissement de la réglementation, les critères d’admissibilité aux permis de séjour et de renouvellement sont devenu plus difficile.

Mais s’ajoute à cela les restrictions imposées par le gouvernement chinois à ses compatriotes afin de limiter leur visites touristiques ou autres au Japon.
Si les acheteurs chinois n’ont pas complètement quitté le Japon, leur nombre a nettement diminué sur le marché.

Le nombre d’appartements d’occasion à vendre dans les six arrondissements centraux de Tokyo augmente progressivement. L’offre a progressé ces dernières années, tandis que les prix de vente restent élevés, voire continuent de grimper.
Cette situation est inédite : davantage de biens sont disponibles à la vente, mais les prix ne baissent pas.
Cela s’explique non seulement par les coûts de construction ou le prix du foncier, mais aussi par le fait que « des acheteurs » plus fortunés recherchent toujours une sélection de biens d’exception.

Et face au déclin de la demande chinoise, les acheteurs taïwanais s’emparent d’une partie de ce marché immobilier haut de gamme. Ce phénomène est particulièrement visible dans les transactions immobilières de luxe dépassant le milliard de yens.

Ces biens immobiliers sont hors de portée financière des investisseurs étrangers habituels.  Pourtant, dans les agences immobilières haut de gamme de Tokyo, de riches clients taïwanais n’hésitent pas à acheter dès qu’un bien leur plaît, et le prix élevé n’a pas freiné les transactions.

Les besoins des acheteurs taïwanais diffèrent également de ceux de certains investisseurs chinois d’antan.

Si l’objectif principal est la rentabilité locative, un bien à un milliard de yens paraît peu judicieux.
Les clients Taïwanais qui s’intéressent véritablement à ce marché privilégient les atouts intrinsèques du bien. À Tokyo, des facteurs tels que l’emplacement en centre-ville, la superficie, l’étage, la vue et la possibilité d’occuper les lieux sur le long terme sont souvent plus importants que le simple calcul des revenus locatifs.
C’est pourquoi le marché immobilier haut de gamme n’a pas immédiatement stagné malgré la baisse du nombre d’acheteurs chinois.

Si les sources de capitaux étrangers ont évolué, l’intérêt des Taïwanais fortunés pour Tokyo demeure. Pour ceux qui ont les moyens d’investir à l’international, le cadre de vie japonais, le confort de Tokyo et la valeur du yen suffisent encore à maintenir les résidences du centre de Tokyo parmi leurs priorités.
Mais il y d’autres raisons qui poussent les Taïwanais à chercher à acquérir des biens au Japon: La peur de la Chine !
Les Hongkongais sont partis à Londres quand la Chine a mis la main sur le joyau « chinois »(et un peu à Taïpei et trop peu au Japon), mais les Taïwanais iront AU JAPON.
De ce fait, deux dynamiques bien distinctes émergent progressivement sur le marché immobilier tokyoïte: les biens immobiliers haut de gamme, la nationalité des clients n’est plus le seul critère mais leur fortune, et les appartements d’occasion en état moyen, qui pourraient subir une pression accrue à la hausse à mesure que la demande augmente.
Car une classe moyenne taïwanaise, commence petit à petit à s’informer sur des biens immobiliers en dehors du centre de Tôkyô, d’Osaka ou Fukuoka, pas pour investir mais pour un pied à terre dans le cas ou…
Ces trois villes ayant une liaison directe avec l’aéroport de leur pays.

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